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COMMUNIQUE DU 8 Novembre 2007 Le 30 novembredernier Olivier Théron, fondateur de la vélorution toulousaine, a été incarcéréàla Maison d'Arrêt de Seysses sur la décision du Procureur de Toulouse pour purgerune peine de 7 mois d'emprisonnement. Nous ne connaissons pas encoreles circonstances exactes dans lesquelles Olivier a été mis sous écroucependant nous savons que les policiers sont venus l'aborderle mardi précédent au marché bio du Capitole où il venait s'installer pour le"garage-volant" et ont confisqué –volé- la charrette et les caisses àoutils de l'association. Les afrfaires ont été retrouvés plus tard dans ungarage de dépôt de la police, sans qu'aucun signalement de cette interventionn'ait été enregistré au commissariat. Olivier s'étant rendu lui-même aucommissariat mercredi 28 novembre suite àla disparition de la charrette, illui a été signifié qu'il n'y avait pas de mandat de dépôt àson égard. Jeudi après-midi les policiersl'ont de nouveau approché àl'atelier ou aux alentour de l'atelier de l'associationsitué àMix'Art Myrys. Les éléments pourrelater la suite sont encore partiels, mais ce qui se dessine, ce sont desconditions d'incarcération tout àfait en dehors de la procédure"normale" avec un passage au commissariat caractérisé par de nouvellesviolences et lors duquel il est apparu que les policiers aient délibérémentprofité de la mort du fils d'un proche qui rassemblait beaucoup de personnes deson entourage, vendredi, pour agir contre Olivier. Olivier et les membres del'association Velorution n'ont jamais cessé de contester et de dénoncer les condamnationsàla peine de prison prononcés àl'égard d'Olivier. Les condamnations mises enexécution aujourd'hui par le procureur sont celles pour - outrage àministre par jet deyaourt sur la voiture de Sarkosy (4 mois) - entrave àla circulation et rébellionlors de son arrestation sauvage en avril 2005 àla fin d'une manifestation de cyclistes (2 mois) -outrage àmagistrat sous forme de lettre envoyé au juge (1 mois),lettre dénonçant les multiples entraves aux droits élémentaires de la défensecomme le refus systématique de fournir la copie du dossier d'accusation,l'écartement de toutes pièce et témoignage attestant de l'harcèlement et desméthodes irrégulières employées par la police, le refus d'instruire lesplaintes déposées par l'association et Olivier lui-même, et, de manièregénérale, les conditions dans lesquelles se sont déroulés les procès. Les démêlés d'Olivier avec lajustice toulousaine ont commencé en 2002, année de l'ouverture du premieratelier de la Vélorution, lorsqu'il a été inculpé pour "outrage àagent" suite àune interpellation avec garde àvue pour avoir grillé unfeu àvélo. Après avoir dénoncé publiquementquelques mensonges et machinations de la police suite àsa garde àvue, ils'est retrouvé dans le collimateur d'une petite frange de cette corporation professionnelleàToulouse. Le jet de yaourt sur la voitureministérielle en février 2004 suivi de ses confessions publiques et médiatiquessur la nature de son acte, a donné le point de départ pour un acharnement policieret judiciaire inaugurant déjàla France de l'ère de Sarkozy. La décision du procureur de mettreen exécution des peines de prison àl'encontre d'Olivier est une décisionpolitique. Aucun des faits incriminés n'acausé des dommages corporels, matériels ou financiers si ce n'est ceux essuyéspar l'association et Olivier lui-même. La seule raison pour laquelle ilse trouve aujourd'hui en prison, c'est qu'il n'a jamais voulu se soumettre niaux injustices ni aux intimidations ni aux pratiques de certains policiers quiprennent leurs aises avec les lois et jouissent d'un privilège de plus en plusinsupportable dans ce pays, celui de n'êtrejamais inquiétées ou mis en cause. Il est allé jusqu'au bout dans sadémarche, sans jamais perdre son courage. Il n'a jamais voulu se taire. C'estla raison pour laquelle il est aujourd'hui en prison. Car pour le reste, il s'occupe debicyclettes et consacre son temps et son énergie àceux et celles qui lesempruntent. Avec les ateliers de réparation, de récup et de recyclage, il a misen place un outil collectif précieux pour l'autonomie des cyclistes. Rejointpar d'autres vélorutionnaires, il a ouvert une brèche, une alternativeconcrète, pour rompre la logique automodébile et ses répercussions néfastes surla maîtrise de nos vies. Il faut craindre que rien ne luisera épargné en termes de pénibilité des conditions de détention car l'objectifet non seulement de l'isoler, mais de briser l'individu. C'est pourquoi la seule exigenceque nous avons et que nous allons faire entendre, est qu'il sorte de prison toutde suite ! Vélorution Toulouse
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