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L'audience d'appel pour de soi-disants outrages a donc bien eu lieu ; comme d'habitude les magistrats ont choisi de bafouer tous les droits de la défense...
A 14h10 les trois complices pénètrent sur l'estrade. Quelques minutes auparavant j'ai prévenu l'huissière que je voulais un commis d'office mais les 3 "magistrats" n'en ont cure. Ils décident que je dois être juger même sans avocat, derrière moi les baveux venus pour d'autres audiences (dont le dénommé Cohen) sont là , n'en perdent pas une miette et se taisent malgré toutes les règles de procédure bafouées.
D'emblée le juge annonce que l'ordre des audiences est bouleversé pour que je sois "jugé" en premier, d'habitude ce sont les détenus qui sont jugés en premier, puis viennent les prévenus avec avocat et enfin ceux qui n'en ont pas, donc une nouvelle violation du code de procédure pénal, devant les baveux locaux qui se taisent. Et ça commence par la lecture de l'acte d'accusation... Je n'ai pas le dossier d'accusation malgré mes demandes depuis plus d'un an, le juge enchaîne sur le fait que j'étais convoqué à 8h30 à l'audience correctionnelle précédente, je lui rétorque que je n'avais pas la copie du dossier d'accusation et que je l'attends toujours pour cette séance, il se taît...
Il continue, "est-ce que je pense qu'un procureur a la possibilité d'arrêter un traitement médical ?" Il fait référence au moment durant ma détention où Amar Belacel et ses complices de la maison d'arrêt ont mis un violeur d'enfant ma cellule (le dénommé Georges Erdual), ce dernier venait d'être extrait de sa cellule et envoyé dans la cour de promenade au milieu des autres détenus, tabassé il arrive en sang dans ma cellule, j'apprends quelques minutes plus tard qu'il n'a plus son traitement de médicaments tranquilisants, je suis obligé pendant 6 jours de gratter des cachets chez d'autres détenus pour les mélanger à sa nourriture pendant qu'il dort. En clair ils ont mis un fou dangereux dans ma cellule en le plaçant en situation de crise.
Ma réponse au juge ne traîne pas, je n'ai aucun doute car cet ensemble de faits n'est pas du ressort d'un seul maton, et depuis quelques semaines j'avais déjà sur le dos le directeur stagiaire de la MA de Seysses, et il a été vu avec Belacel, les deux ayant un grand sourire... Nul doute qu'ils se connaissent très bien. Bref, je continue sur le fait que Belacel a déposé plainte contre moi avant mon entrée en taule et qu'il est resté durant toute ma détention le procureur chargé de l'application des peines, empêchant ma mère d'avoir un permis de visite, les sorties conditionnelles, etc. Donc que ce procureur est à la fois procureur et bourreau. Pas un mot du juge.
Quelques questions pièges suivent, j'ai beau nié les outrages, raconter la façon abjecte dont s'est déroulé ma mise en détention (suite à la mort d'un jeune cycliste, le jour de son enterrement), je sens bien que le verdict est fait depuis longtemps, que mes plaintes resteront lettres mortes et que la soi-disante "justice" officielle est friande de vies innocentes à écraser. Pas un acte violent à me reprocher sur toutes mes condamnations, élu dans deux associations avec des responsabilités non-négligeables, aucun fait à me reprocher depuis ma sortie si ce n'est d'avoir écrit comment s'était déroulé cette détention, j'insiste sur le fait que mes avocats et moi-même n'avons pas eu accès aux dossiers dans mes procès, le juge prétend que c'est impossible, je cite le nom de l'avocat (pétrequin) qui s'est écrasé en septembre 2007 face au juge 2lache qui bafouait le droit élémentaire de la défense mais rien à faire. J'en fini par demander, alors qu'on ne peut rien me reprocher depuis ma sortie, comment arrêter tout ça, nouveau silence gêné du juge.
On arrive aux calomnies habituelles de la p..e qu'ils ont choisi comme procureur, elles alignent ses phrases toutes faites, sa leçon bien apprise. Puis vient mon tour de me "défendre", encore une fois le droit est bafoué puisque la procureur m'interrompt ainsi que le juge, je ne dois parler que de l'affaire alors qu'il y a toutes les preuves du harcèlement depuis des années. Arrivé au bout le juge renvoit le verdict au 18 février, 14h.
Les trois clowns sinistres sortent avant de revenir rapidement, l'un d'entre eux a changé, en clair le troisième, chauve à lunette qui n'est plus là , était là pour ma gueule et ses rictus de sourires me laissent penser au pire, c'est à dire la confirmation des 5 mois fermes. Si c'est le cas alors il n'y aura plus d'obstacle à ce que je fasse "Justice" moi-même ; je me doute que les habituels moralisateurs diront qu'il ne faut pas faire quoique ce soit mais quant je serai au trou ils se tairont poliment comme ils l'ont fait si souvent, et ce sera peut-être le tour d'un autre pointeur à débarquer dans ma cellule.
Depuis ma sortie, comme avant mon entrée, j'informe les "médias" de tous bords : CQFD, Dépêche du midi, Canard Enchaîné, libération, Indymedia, ligue des droits de l'homme, etc. Soit c'est le grand silence, soit la vindicte contre la victime, une belle unanimité pour faire taire un militant hors norme, fondateur de la vélorution toulousaine (2 ateliers et quelques centaines de lâches adhérentEs, à quelques exceptions), qui a soutenu financièrement les sans-papiers, les squatteurs, les Donquichotte et tant d'autres passés par l'asso pour demander un coup de main, des vélos, des charettes, etc. Il y a vraiment de quoi être dégouté.
Olivier Theron, toujours commandant d'un atelier vélorutionnaire à Toulouse.
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